C’est la 7e campagne électorale en 3 ans qui prend fin ce 25 octobre, à moins de 48 heures des nouvelles élections législatives anticipées. Quant à savoir si les messages de la classe politique ont été entendus et si les achats de votes ont été plus ou moins neutralisés, rien n’est moins sûr… En effet, il suffit de consulter les avis des sociologues et politologues pour nous faire une idée de ce qui nous attend, et surtout pour décider si nous resterons passifs et indifférents dans la lassitude du non-changement, ou si nous allons faire un effort pour nous déplacer jusqu’aux bureaux de vote dans l’espoir de bousculer le statu quo…
A la veille du nouveau scrutin du 27 octobre, l’Institut de sondage "ALPHA Research" a confirmé ce que nous savions déjà – 7 partis entreront au nouveau parlement et à peine 30% à 32% des Bulgares consentiront à voter.
Svétoslav Malinov, chef de la faculté de "Sciences politiques" à l’Université de Sofia "Saint Clément d’Ohrid" partage ces conclusions, soulignant le côté négatif de la tenue récurrente d’élections, dans un contexte d’absence d’alternative politique, car c’est toujours les mêmes qui partent à la conquête du cœur des électeurs.
"La thèse de l’absence de nouvelles formations politiques n’est pas démentie par le fait que des partis comme "Renaissance" ont réussi à s’imposer et à gagner des électeurs qui les ont propulsés à l’Assemblée nationale. "Renaissance" est, certes, une formation assez jeune mais qui a une influence directe sur la formation d’un gouvernement en Bulgarie. S’il y aura des surprises lors de ce scrutin, ce sera certainement du côté du MDL qu’il faudra les chercher avec les deux fractions qui ont émergé après son implosion, l’Alliance des droits et libertés et le MDL-Nouveau départ. Pour ce qui est de la future majorité, tout porte à croire que les deux partis, GERB-UFD et PlC-BD ne suffiront pas pour former un gouvernement, même s’ils pourront se rapprocher des 120 voix requises pour une majorité. Une structure de gouvernance pourrait être mise en place, bien plus solide que le gouvernement de rotation que nous avons connu."
Dans les pays qui appliquent le scrutin proportionnel comme le nôtre, la longévité d’un gouvernement varie entre 2 ans et 2 ans et demi, rappelle le sociologue Stoytcho Stoytchev. "Dans un tel contexte, c’est le partenariat entre les partis qui devrait rester stable, ce qui nous fait espérer des actions communes ou une tentative de former une coalition". A ses dires, si les politiques mettent en œuvre l’idée de PlC-BD d’un premier ministre qui ne fasse partie d’aucun des clans, ce sera "un grand pas pour l’humanité".
"GERB n’aura aucun problème à accepter cette option. Je vois même un premier ministre qui soit professeur d’université, issu de la faculté de Droit, par exemple, qui au fil des années a eu des échanges avec les uns et les autres, bref qui soit en bons termes avec tous les protagonistes politiques".
Si GERB-UFD et PlC-BD réussissent à former un gouvernement, il pourrait obtenir le soutien à l’Assemblée nationale des deux fractions du MDL, pense encore Stoytcho Stoytchev.
Le journaliste Ivo Indjov juge à égalité les chances des options "nouveau gouvernement" ou "nouvelles élections". Dans le contexte d’une campagne atone et plutôt veule, les partis pourraient chercher à ménager leurs forces en attendant l’an prochain, lorsque sera clos le cycle de 4 ans et que l’on marquera l’anniversaire des premières manifestations anti-gouvernementales et anti-corruption de 2021.
"Ce dont les politiques parlent peu ou pas du tout c’est de la pression brutale et arrogante de certains partis à vocation populiste et nationaliste sur des journalistes et des personnes publiques dont la voix se fait entendre", ajoute Ivo Indjov. – "Tous ces gens veulent éviter qu’on pose des questions, bref on peut parler véritablement d’une pression sur les médias, un problème très grave sur lequel il faut lancer de toute urgence un débat".
Pour résumer, nous pouvons dire que seule la mobilisation des électeurs pourrait donner une chance au changement et briser le cercle vicieux dans lequel la Bulgarie est embourbée depuis des années...
Édition : Diana Tsankova/ sur la base d'entretiens de Guéorgui Nalbantov, Guéorgui Markov et Sylvia Velikova de la chaîne info de RNB/.
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