A la fin de chaque année, nous dressons le bilan des évènements les plus importants qui ont marqué la vie politique. En cette veille de Nouvel An nous allons faire le même exercice et nous risquer à un tel classement qui n’est jamais facile.
On ne se trompera pas réellement si on considère l’élection présidentielle comme l’événement politique principal de l’année 2016. Celle-ci a provoqué une avalanche d’autres évènements comme la démission du gouvernement Borissov 2 et l’avènement des élections législatives anticipées. Nous avons un nouveau Président – Roumen Radev, soutenu par le PS et le constat de la débâcle du parti au pouvoir GERB qui a perdu de beaucoup avec sa candidate Tsetska Tsatchéva.
Une autre conséquence de cette élection présidentielle est l’esquisse d’une nouvelle configuration sur l’échiquier politique : une forte montée des partis nationalistes qui va se confirmer /ou pas/ lors des élections législatives et l’apparition de deux nouvelles formations politiques qui vont tenter d’entrer au Parlement en 2017 : le parti "Volia" /Volonté/ du businessman Vessélin Marechki et le tout nouveau projet « Oui, la Bulgarie » de Hristo Ivanov, l’ancien ministre de la Justice du gouvernement Borissov 2.
On restera aussi avec le souvenir peu glorieux de l’échec de la candidature bulgare à la tête de l’ONU. Le gouvernement a d’abord nommé la directrice générale de UNESCO Irina Bokova et ensuite, dans une volte-face surprenante, l’a laissé tomber pour présenter une seconde candidature – celle de la commissaire européenne Kristalina Guéorgiéva, proche de GERB. Personne n’a compris pourquoi il fallait affliger ce spectacle de déchirures politico-politiciennes internes à toute la communauté internationale et ainsi gâcher l’unique chance d’avoir une personnalité bulgare à la tête de l’organisation.
Le dossier du flux migratoire à largement préoccupé les acteurs politiques au long de l’année 2016. Les réfugiés sont maintenant presque 19 000, dont une partie dans les centres de migrants qui sont maintenant pleins. Le flux migratoire en provenance de la Turquie a drastiquement baissé en 2016, en revanche les demandeurs d’asile sont de plus en plus nombreux à faire monter la pression à la sortie de la Bulgarie, pour rejoindre l’Europe occidentale par la Serbie. Il reste aussi la question de savoir si le système de quotas par pays entrera en vigueur et si la Bulgarie se verra renvoyer des réfugiés enregistrés d’abord dans le pays.
Côté économique, on nous dit que le bilan est excellent – 3% de croissance, une cagnotte budgétaire appréciable, un nombre de touristes record (10 millions). Toute cela a l’air très bien, mais vu d’où on part, il n’y a pas encore de quoi vraiment fanfaronner. La vérité c’est qu’en 2016 - début 2017, le Bulgare reste le pays le plus pauvre de l’UE et pour que cela change, il y a besoin d’une politique de réformes structurelles de fond et menées à terme.
En 2016, pour le meilleur ou pour le pire, on a vu enfin avancer l’affaire de la centrale nucléaire hypothétique de Béléné. La Bulgarie condamnée par une cour internationale a dû payer à la Russie les deux réacteurs qu’elle avait commandés au géant du nucléaire russe pour ensuite les abandonner stockés en Russie. Le projet de la centrale fut abandonné, mais les deux réacteurs restent et nous ne savons pas quoi en faire. Le règlement de la facture est cependant un pas dans le sens de la normalisation des relations avec la Russie.
Tous ces dossiers 2016 peuvent prendre des tournures différentes en 2017 et pour en savoir plus, nous devons commencer par élire une nouvelle majorité au printemps et choisir les forces parlementaires qui vont décider de la destinée du pays.
Version française: Miladina Monova
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