A moins de trois semaines de l’élection présidentielle, les députes bulgares ont interrompu la trêve qu’ils s’étaient octroyée pour faire campagne, afin de réviser, une fois de plus, des textes du Code électoral, alors qu’il a fallu beaucoup d’efforts et autres compromis pour s’entendre sur un document qui contrarierait le moins de personnes possible…Et même si nous avons pris l’habitude de la « stabilité dynamique » qui règne au sein de la coalition au pouvoir, le bon sens nous dicte de poser la question : pourquoi faut-il modifier les règles du jeu en pleine campagne présidentielle ?
Pour commencer, disons que le parti GERB et ses partenaires du Bloc réformateur et du Front patriotique se sont accordés, il y a quelques jours, sur des « retouches minimales » des règles électorales, concernant le nombre des bureaux de vote à l’étranger, le vote obligatoire et l’apparition sur les bulletins de la case « Aucun soutien ». Sauf que ces retouches se sont traduites par 12 projets d’amendements, en bonne et due forme, déposés à la Commission parlementaire des affaires juridiques. Et si on s’achemine vers la levée des restrictions pour les pays UE et le maintien des 35 bureaux de vote dans les pays hors UE, si encore la case « Aucun soutien » a des chances d’être comptabilisée différemment en fonction du scrutin proportionnel ou majoritaire, le débat s’est enlisé à propos de la suppression du vote obligatoire, que réclament le MDL des turcs ethniques et le PS.
Quoi qu’il en soit, si la commission juridique arrive dès aujourd’hui à boucler ses dossiers au bout de la deuxième lecture des changements proposés, demain, vendredi, les députés pourront commencer à étudier les nouvelles dispositions proposées. Première lecture, deuxième lecture, publication des amendements au Journal Officiel, la procédure risque de prendre du temps et on ne peut pas brûler les étapes. Surtout qu’en attendant, la Commission électorale centrale devra elle aussi se mettre au pas et apporter des modifications à la comptabilisation des votes avant d’expliquer la nouvelle procédure à ses membres et aux électeurs.
La levée des restrictions sur le nombre des bureaux de vote ouverts dans les pays de l’Union européenne va compliquer aussi le travail du ministère des Affaires étrangères, surtout quand il s’agit des votants en Grande-Bretagne, qui sont très nombreux.
Entre-temps, la campagne de la présidentielle suit son cours et ne se laisse pas contaminer par les polémiques autour du Code électoral. Ce qui explique la dynamique des Instituts de sondage qui annoncent à l’unanimité un « duel des titans » au deuxième tour, entre la candidate GERB Tsétska Tsatchéva et le favori des socialistes, Roumen Radev. Ainsi, à l’issue du premier tour de la présidentielle Tsatchéva serait créditée de 34% des votes, contre 28% pour Radev. Le candidat des nationalistes, Krassimir Karakatchanov viendrait en troisième position avec 12% des voix, suivi d’Ivaylo Kalfin du parti ABV/6%/ et de Traycho Traykov pour le Bloc réformateur/5%/.
Rappelons que l’élection présidentielle se déroulera en même temps qu’un référendum sur le changement du système politique et toujours selon les instituts de sondage, 67% des Bulgares se disent prêts à exprimer leur opinion, contre 13.5% qui n’ont pas l’intention d’y participer. Dernière chose - le taux de participation cette année a des chances de dépasser le seuil des 50%, ce qui est une bonne chose pour la démocratie bulgare…
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