Cinéma : "Si la Bulgarie m’était contée" au Forum des images à Paris
L’Institut bulgare à Paris fera un tour d’horizon de la création documentaire contemporaine bulgare.

L’Institut culturel bulgare à Paris, en partenariat avec La Cinémathèque du documentaire à la Bpi /Bibliothèque publique d'information/ présentent "Si la Bulgarie m’était contée" au Forum des images à Paris avec un gros plan sur le cinéma documentaire bulgare des deux dernières décennies. Du 5 avril au 25 mai, le public aura l’occasion de découvrir 8 films documentaires contemporains bulgares en présence des cinéastes.
Le "récit" sur la Bulgarie s'ouvre sur Georges et les papillons d’Andrey Paounov le 5 avril à 20.30 h. A voir encore en avril : Maire Berger Veuve Dragon d’Eliza Petkova, Life Almost Wonderful de Svetoslav Draganov et Chaque mur est une porte d’Eliza Gueorguieva. Au programme en mai : Cambridge d’Eldora Traykova, No Place for You in Our Town de Nikolay Stefanov, Un hôpital de province des réalisateurs Ilian Metev, Ivan Cherton et Zlatina Teneva et Je vois rouge de Bojina Panayotova. Tous les films seront en version originale avec des sous-titres en français.
Ralitsa Assénova, experte dans le domaine du cinéma et directrice du festival "Rencontres avec le jeune cinéma bulgare", est la sélectionneuse de la programmation, comme indiqué à Radio Bulgarie par la directrice de l’Institut culturel bulgare à Paris Dessislava Binéva.
"Nous avons appelé cette initiative "Si la Bulgarie m’étais contée", un clin d’œil au film de Sacha Guitry Si Versailles m’était conté. Je dirais pour votre auditoire que La Cinémathèque du documentaire à la Bpi est une institution culturelle située au Centre Pompidou. C’est une grande bibliothèque publique spécialisée dans le domaine du cinéma qui propose une énorme quantité de films, livres, revues et toutes sortes de ressources. Son principal objectif est de rendre le cinéma accessible et le rapprocher du large public en le promouvant comme une forme d’expression culturelle. Le partenariat avec cette institution est donc une grande joie pour moi."
Dessislava Binéva est heureuse de préciser qu’un autre partenaire encore est impliqué dans cette initiative. Il s’agit du Forum des images, une institution culturelle de la Ville de Paris, fondée en 1988.
"C’est un centre culturel au cœur de Paris consacré au cinéma et à toutes les formes d'images. Il offre une énorme variété de programmations de films qui englobe le cinéma contemporain et classique. Parfois, comme c’est notre cas, il y a des événements thématiques."
La directrice de l’Institut bulgare à Paris avoue que les huit films qui ont été sélectionnés n’ont aucune prétention d’exhaustivité. Ils offrent néanmoins un regard sur le cinéma documentaire contemporain en Bulgarie. Ce qui est propre à ce genre est de raconter des trames et construire des narratifs, des images momentanées de la réalité bulgare, indique-t-elle. Ce sont des histoires qui permettent de chausser les souliers de l’autre, regarder à travers ses yeux et devenir ainsi empathique à ce qui se passe dans un pays ou avec des personnages qui deviennent plus connus et donc plus proches de vous.
"Raconter la Bulgarie telle que nous voudrions que les gens, qui ne la connaissent que très peu, la ressentent est le cadre général, ce n’est pas le but final", explique Binéva qui est persuadée que la diplomatie culturelle est un travail à faire sur le terrain qui n’a pas d’horaires. Elle crée des amitiés.
"C’est un processus qui crée peu à peu de la visibilité, des rapports, accumule des messages, génère un public. Ce n’est pas facile car Paris et la France en général sont difficiles à pénétrer quand il s’agit de culture et d’art. Le public y est certes très curieux mais exigent. Mon objectif est donc la mise au point de programmations qui offrent la visibilité à certains domaines de notre réalité contemporaine. Nous le faisons en partenariat avec de grandes institutions pour nous assurer un plus large public qui s’ajoute à nos habitués."
Depuis quelque temps, l’Institut bulgare à Paris aspire à attirer un public international qui s’intéresse à la Bulgarie. Pour cette raison, la série de films qui seront projetés offre une variété de thèmes : de problèmes socio-historiques ou politiques aux histoires personnelles, des portraits mais aussi une vision sur les communautés qui plongeront les spectateurs dans la réalité bulgare par-delà les clichés comme celui du yaourt bulgare. Ils construiront une image vive quand bien même contradictoire du pays.
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Version française : Maria Stoéva