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Ussef Dakak : "Malgré la méfiance du début, la Présidence bulgare du Conseil de l’UE a été une vraie réussite !"

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La Présidence bulgare du Conseil de l’UE touche à sa fin et le temps de faire le bilan de ce qui a été réalisé au cours des six derniers mois approche. Dans quelques matériaux que nous publierons dans le courant de la semaine, nous allons vous présenter différents points de vue : celui du politologue Ussef Dakak, du dirigeant de la représentation de la Commission européenne à Sofia, Ognian Zlatev, ainsi qu’une enquête avec les avis de citoyens bulgares.

Ussef Dakak, politologue de l’Institut de politique de droite évalue à « très bien 5 » sur un système de 6 points la présidence bulgare du Conseil de l’UE. Selon lui, la politique étrangère du pays se trouve en une phase active qui devrait être conservée après la fin de la présidence.

СнимкаLa Présidence bulgare a réussi à démentir ses critiques car s’avérant l’une des présidences européennes les plus actives pour les quelques dernières années. Celle-ci a réalisé trois grands succès. L’un d’eux réside dans le rétablissement du dialogue entre la Turquie et l’UE. C’était d’une importance cruciale pour la Bulgarie du point de vue de la pression migratoire le long de notre frontière commune. Le deuxième grand succès était lié aux Balkans occidentaux. La Bulgarie a réussi à rétablir le dialogue au sommet relatif à l’avenir de ces pays qui, au cours des dernières années, avait été interrompu et ils ne jouissaient d’aucune perspective européenne. Aujourd’hui on parle à nouveau de date de début des négociations avec la Macédoine, par exemple, soit nous sommes témoins d’une importante évolution de la situation. Le troisième succès se rapporte à la diminution des taxes pour les entretiens téléphoniques entre les pays membres de l’UE et les Etats des Balkans occidentaux. Cette décision avait été annoncée par la commissaire européenne Maria Gabriel et elle est extrêmement importante pour la transformation de l’Europe en un système intégré commun.

A l’issue du sommet de Sofia tenu le 17 mai dernier, il a été annoncé que cet été on pouvait s’attendre à un processus de diminution des taxes des entretiens téléphoniques et du transfert de bases de données mobiles en roaming avec l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et le Kosovo. C’est un acquis très important pour la présidence bulgare du Conseil de l’UE en ce qui concerne le rapprochement des pays des Balkans occidentaux à l’Europe. Les Traités de bon voisinage et la nouvelle appellation de la Macédoine représentent également un sérieux succès pour la région. L’adhésion à part entière dans la famille européenne des pays des Balkans occidentaux est encore loin et ceux-ci nécessitent également le soutien des autres présidents du Conseil de l’UE – l’Autriche, la Roumanie et la Finlande. A ce jour l’Autriche a confirmé que l’intégration des pays des Balkans occidentaux demeurerait prioritaire au moins jusqu’à la fin de 2018. Ussef Dakak pense que c’est pertinent car :

L’Autriche est l’un des pays qui connaissent le mieux la région, car ayant fait partie de l’Empire austro-hongrois au cours des décennies, et elle a le plus grand intérêt de son intégration européenne. Bien naturellement cette intégration de devrait pas se réaliser coûte que coûte car une partie des Etats en question ne remplissent pas les critères requises. Tel en est l’exemple avec la Bosnie-Herzégovine, ainsi qu’avec la Serbie qui continue dans une grande mesure à violer les droits de la minorité bulgare habitant sur son territoire. Il existe de nombreux problèmes institutionnels surtout en Bosnie-Herzégovine qui n’a pas l’air d’un Eta uni. La Serbie continue pour sa part à faire des essais de division par le biais de la dite Republika Srpska. Hormis ses problèmes avec la Bosnie-Herzégovine, notre voisine occidentale doit aussi régler ses problèmes avec le Kosovo.

Malgré tout, pour être entièrement objectifs, nous ne pouvons demeurer impartiaux à l’égard de certaines faiblesses qu’a manifestées la Bulgarie au début de la présidence. L’une d’elle d’après Ussef Dakak réside notamment dans la résistance insuffisante de la partie bulgare par rapport au dit paquet « Mobilité » proposé par le président français Emmanuel Macron, qui concerne les frais de mission des travailleurs dans le cadre de l’UE.

Version française : Nina Kounova



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